Risque transactionnel
L’acquisition
d'une
société,
c'est
acquérir
quelque
chose
de
qualitativement
différent
de
la
somme
de
ses
actifs
ou
d'un
certain
nombre
d'actions.
Acquérir
une
société,
c'est
acquérir
toutes
les
relations
juridiques
(actives
et
passives)
ainsi
qu’envisager
un
avenir
commercial
composé,
en
partie,
d'actifs
incorporels
«
attachés
»
aux
actifs
corporels,
mais
qui, en eux-mêmes, ne sont pas des objets de droits.
Quiconque
travaillant
dans
ce
domaine
sait
qu'il
existe
des
caractéristiques
typiques
au
moment
de
l’acquisition :
•
Une
augmentation
des
risques
assumés
par
l'acheteur face à des responsabilités cachées,
•
Une
position
délicate
des
administrateurs
ou
gestionnaires
de
la
société
dont
le
capital
est
cédé, et
•
Une
succession
de
phases
contractuelles
d'intensité
différente,
liées
dans
le
temps,
sachant
que
le
moment
ou
le
contrat
est
définitivement
signé
ne
correspond
jamais
avec
le
moment
où
le
vendeur
cesse
de
gérer
les
actifs
vendus.
Pour
tout
ce
qui
précède,
aucun
doute
n’existe
sur
l'importance
de
la
«
due
diligence
»
afin
de
déterminer
les
risques
découlant
de
toute
transaction impliquant un transfert d'actifs.
La
due
diligence
légale
permet
de
connaître
les
différents
aspects
juridiques
de
la
société
mais
aussi
de
vérifier
les
hypothèses
convenues
avec
le
vendeur
et
les
engagements
acquis
par
la
société,
elle
permet
aussi
d'effectuer
une
évaluation
et
de
vérifier ses opérations etc.
Dans
chaque
cas,
il
est
toujours
nécessaire
d'adapter
la
portée
et
l'intensité
de
la
due
diligence
à
la
taille
et
à l'importance de la transaction.
Cependant,
la
réalité
de
toute
transaction
comporte
toujours
des
inconnues
et
des
risques
imprévisibles.
En
dépit
des
meilleurs
audits
et
due
diligences,
ces
inconnues
subsistent
longtemps
après
le
«
closing
».
C'est
pourquoi,
les
documents
de
négociation
reflétant
les
accords
préliminaires
ou
finaux
d'une
acquisition
contiennent
inévitablement
une
liste
de
déclarations
faites
par
le
vendeur
sur
les
états
les
plus
variés,
formulées
sous
le
nom
de
«
Déclarations
et
Garanties
»
ou
«
Manifestations/Représentations
et Garanties ».
En
gros,
cela
signifie
que
le
vendeur
communique
à
l'acheteur
une
série
de
circonstances
concernant
l'entreprise
ou
son
environnement
et
lui
assure
qu'elles
sont
vraies.
La
garantie
concerne
uniquement
la
véracité,
mais
ce
n'est
pas
une
garantie
(au
sens
de
garantie
personnelle
ou
réelle)
de
l'obligation
assumée
par
le
vendeur
que
ces
déclarations sont vraies.
La
réalisation
de
telles
«
déclarations
»
a
pour
effet
de
permettre
à
l'acheteur
d'accumuler
des
informations
sous
la
protection
de
la
responsabilité.
En
principe,
lorsque
le
vendeur
assure
l'existence
d'un
certain
état
de
choses,
il
en
garantit
l'existence
et
en
assume
la
responsabilité.
Cependant,
comme
le
démontre
la
jurisprudence
espagnole,
il
est
très
difficile
pour
les
tribunaux
d'admettre
une
demande
d'annulation
lorsque
les
deux
parties
sont
des
sociétés
(des
professionnels),
qu'il
n'y
a
pas
de
déséquilibre
dans
leur
pouvoir
de
négociation
et
que
l'acheteur
a
eu
les
moyens
de
connaître
la
réalité
des
circonstances
qui
lui
sont
pertinentes.
De
plus,
la
négociation
des
«
déclarations/représentations
et
garanties » est souvent une épreuve délicate.
Dans
ce
contexte,
une
solution
existe
pour
accélérer
la
négociation
et
offrir
une
sécurité
aux
deux
parties
:
l’assurance
W&I
(Warranty
and
Indemnity)
qui
a
pour
objet
de
couvrir
les
conséquences
pécuniaires
de
réclamations
consécutives
à
l’inexactitude
des
déclarations
et
garanties
du
vendeur
(cédant)
figurant dans le contrat d’acquisition.
Les
polices
W&I
peuvent
être
souscrites
par
le
vendeur
ou
par
l'acheteur
bien
que
nous
traitions
pratiquement
toujours
avec
des
polices
côté
acheteur.
Dans
les
deux
cas,
la
police
vise
à
couvrir
la
violation
des
«
Déclarations
et
Garanties
»
par
le
vendeur,
tout
en
respectant
le
principe
général
d’assurance
du
«
sans
bénéfice
ni
perte
»
puisque
la
finalité
de
l’assurance
c’est
la
reconstitution
et/ou
le
rétablissement
des
résultats,
c’est-à-dire
remettre
l’assuré
dans
la
situation
matérielle
et
financière
qu’il
aurait
connue
sans
le
sinistre,
donc
sans
bénéfice
ni
perte.
Il
va
sans
dire
que
cette
assurance
est
un
outil
précieux
car
elle
permet
de
répartir
les
risques
entre
vendeurs,
acheteurs
et
assureurs.
Pour
le
vendeur,
l'assurance
permet
de
débloquer
une
partie
du
produit
de
la
vente
(réduisant
les
cautions,
garanties,
retenues
à
la
source
ou
créances
contractuelles
prévues
dans
le
contrat
de
base).
Le
prix
de
vente
est
également
optimisé
en
jouant
avec
la
concurrence
(en
offrant
de
meilleures
garanties
couvertes
par
l'assurance).
Pour
l'acheteur,
la
couverture
W&I
peut
offrir
une
meilleure
protection,
au-delà
du
montant
de
la
compensation
négociée
dans
le
contrat
et/ou
pour
une
durée
plus
longue
de
la
couverture
résultant
de
violations
de
déclarations
et
de
garanties.
Ce
choix
permet
également
de
maintenir
et
d’entretenir
de
bonnes
relations,
principalement
lorsque
le
vendeur
et/ou
la
direction
de
la
société
vendeuse
sont
toujours
présents,
une
fois
la
transaction
terminée.
L'acheteur
a
un
recours
direct
auprès
de
l'assureur
plutôt
qu'avec
le
vendeur.
Enfin,
le
paiement
de
la
prime
est
ponctuel,
sans
renouvellement,
il
est
versé
au
moment
de
la
clôture
de la transaction.
Notre
cabinet
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les
avocats
impliqués
dans
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aspects
juridiques
de
l'opération
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décisionnaires
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assureurs
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le
placement des risques.